Nuits blanches
Monday, December 24th, 2007Le problème, quand on prend l’habitude de faire des nuits blanches plusieurs fois par mois, c’est que quand on a l’occasion de dormir 3 ou 4 heures, on hésite à aller se coucher. Par exemple là, j’ai une valise à finir pour partir tout à l’heure, ce qui va me laisser environ 3h30 de sommeil (et 3h dans le TGV). Est-ce que je me pieute, ce qui va me foutre de mauvais poil quand je vais devoir me lever dans pas assez longtemps, mais me permettre d’avoir l’air à peu près en forme devant la famille, ou est-ce que je reste debout jusqu’à l’heure de partir, ce qui fera que je serai encore en relativement bon état au moment de monter dans le TGV mais me fera m’écrouler vers la fin du repas de ce soir (enfin, demain soir) ?
D’un coté, j’aime bien cette sensation de fatigue qui s’en va dès que je fais quelque chose et revient comme un coup de massue quand je m’arrête, la possibilité (pour une fois) de m’endormir tôt (avant minuit) même si je ne le fais pas parce qu’avant 2h il y a toujours des trucs à faire (ou alors rien, mais pour le plaisir de ne rien faire, ce qui est déjà pas mal). D’un autre coté, tout le monde me dit que je ne peux pas tenir avec ce rythme de sommeil, et parfois je me dis que c’est bien vra, et que c’est agréable de faire une grosse nuit de temps en temps histoire d’être bien reposée (puis repartir sur mon rythme habituel (normal ?))…
En revanche, à force de faire des nuits blanches, ou de se coucher à l’heure ou les gens se lèvent, on finit par s’habituer au fait de changer de jour sans avoir dormi (”ce soir” à 6h du mat’ avant d’aller se pieuter en parlant de ce qui aura lieu quelques heures après s’être levé). Trois choses qui continuent à me faire tout drôle :
- faire la bise à quelqu’un qui vient de se lever alors que pour moi, on est encore vaguement le même jour
- se dire en allant se faire à manger vers 20h : “tiens, j’ai pas vu la lumière du jour” parce qu’on s’est levé à 14h et qu’on a eu la flemme d’ouvrir les rideaux
- dire “bonne nuit - euh, merde, bonne journée” à quelqu’un juste après le petit-dej’ parce que je vais me coucher (encore que ca me fait plutôt rire)
La notion même de jour commence à perdre de sa rigidité. Il y a bien sur le “jour : entre 0h00 et 23h59″ et le “jour : du lever au coucher du soleil”. Mais après le “jour : commence quand je me lève et finit quand je me couche”, qui pose d’évidents problèmes lorsque l’on fait une nuit blanche, vient le “jour : commence quand je me lève et finit quand un évènement extérieur fait qu’il serait temps d’en changer” (lever du soleil, dire bonjour à quelqu’un qui a dormi), puis le “mais c’est quoi un jour pour moi ?”.
Ca se soigne, l’addiction aux nuits blanches ? :/
He’s a real nowhere man