Nuit blanche, épisode 2
Je commence à prendre mes habitudes de squattage, le mercredi soir, au cockPIt, local ou est mis en page, amoureusement fachoté et délicatement imprimé sur deux (ou une) braves (heureusement plus souvent avec que sans s) bêtes. Pendant que les GDA ont leur boulot, parfois aidés par des GPA pas avares de boitameuh et toujours avides de jtedeteeeeeeeeeeeeeeste, certains écrivent de quoi combler les vides dans la mise en page.
Tout a commencé il y a un peu plus d’un mois. Les GDA travaillant au PI nous invitaient à venir faire un tour pour profiter de l’ambiance, écrire des bas de pages ou juste passer le temps. Je suis donc arrivée, un mercredi en milieu de soirée, à la fin du mois de septembre, pour voir comment ca se passait. On m’a rapidement incité à écrire un bas de page (si c’est ta première soirée au PI, tu dois poster). Après avoir profité de la bonne ambiance, assisté à la fabrication de la couverture et écrit quantité de bétises dans un Vim qui flaire bon la geekitude, je suis allée me coucher au début de l’impression.
La semaine suivante, je revins vers la même heure pour reprendre mon squattage. Un PI sans squatteurs, ce n’est pas vraiment un PI, dit la légende. Après quantité de bétises et de meeeeeeeeeeeehhh, une jolie couverture et une impression terminée particulièrement tôt, nous quittons tous le cockPIt, notre PI bien frais sous le bras.
Nous arrivons enfin à la semaine dernière. Les roles sont parfaitement définis, les squatteurs squattent et monopolisent les bas de pages, un nouveau chef d’oeuvre se profile. Mais le facho ayant fachoté un peu moins, le PI est plus gros, l’impression plus longue. Je reste alors seule squatteuse à défendre l’honneur de notre race. Et c’est le drame. Une des vaillantes machines met un genou à terre. Elle ne marche plus. La courageuse équipe continue son travail sur l’autre machine, il ne reste plus qu’à finir la couverture. Pendant ce temps, les 2A démontent, chatouillent, tripottent, remontent, et ce sans succès, la bête blessée. L’impression se termine. On est Jeudi depuis bien longtemps, les oiseaux vont bientôt se mettre à gazouiller, l’hésitation se fait ressentir. Chacun se dirige vers sa chambre, le pas lourd, dans l’air frais du matin. Les uns choisissent de dormir en mettant le reveil à midi, les autres ont cours à 8h. Une irréductible squatteuse décide alors, une fois remontée dans sa piaule, de ne pas s’approcher de son lit. L’écran s’illumine, une pâle lueur lèche le clavier, il faut trouver de quoi occuper cette heure un quart qui précède l’ouverture du petit-dej et de son café-baguette-nutella, à 7h30. En état de semi-zombie, xmoto et Taurus Trooper font admirablement passer le temps, et quand je vois arriver en cours mon binome d’algo-prog, je vois bien que j’ai eu raison. La journée est un peu dure, et après un peu plus de 42h d’uptime, je m’endors comme un bébé pour me réveiller… vendredi midi.
Cette semaine, changement majeur. J’arrive en salle basse 2h plus tôt que d’habitude, car c’est bien là que le PI sera préparé. Après une mise en place bien goupillée (hors des murs habituels), une pizza plus tard, je commence mon squattage. Quelques bas de pages, un peu d’admiration du travail de mise en page, beaucoup de meeeeuh, la recette est bonne. Le cours de salsa et la bouffe de la semaine ski nous emmerdent un peu (si peu), mais après leur départ, le vidéoprojecteur et les enceintes rendent la soirée un peu plus folle. La mise en page est finie, les bas de pages sont à leur place (encombrante), les squatteurs n’ont plus rien à faire si ce n’est embêter les non-squatteurs. Et il faut le dire, nous nous en sortons bien. Diverses activités sont organisées pendant l’impression et en attendant la préparation de la couverture. Précieuse couverture. Entre autres, bon nombre de clips de la culture geek, une projection de La Classe Américaine comme au cinéma, Stepmania et Frets on Fire… Enfin, l’impression de la couverture commence. Exceptionnellement en rouge et noir seulement, elle s’avère tout de même superbe. Puis c’est terminé. Il faut maintenant tout ramener à sa place. La rangement avance, puis revient l’hésitation… il est environ 5h30, aller dormir 2h, aller dormir beaucoup ou… ne pas aller dormir. Arrivés à mon étage, nous (deux squatteurs survivants) de passer rapidement dans nos piaules respectives, l’un pour son ordinateur portable, l’autre pour son baladeur. Puis nous descendons devant la porte du cockPIt, ou nous trouvons une prise électrique, une connexion Wifi raisonnablement fiable, une température correcte et de la bonne musique. Le temps passe, et vers 7h15, les respos petit-dej débarquent. Nous nous dirigeons vers la Neb pour attendre notre petit-dej, puis vers l’amphi de méca à la fin de celui-ci. Pendant un amphi de méca des plus productifs, ou nous faisons certainement partie des moins ensommeillés, diverses activités sont improvisées. Ensuite, nous décidons communément de ne pas aller en PC, parce que flemme. Ma copiaule dort toujours.
Finalement, les squattages complets suivis de nuits blanches sont pleins de bons moments, mais je ne remettrai surement pas ca toutes les semaines.
October 21st, 2007 at 1:20 pm
Dormir c’est bien aussi, tu sais